Pou moun ki pa savé ka ki an "léwôz", an "mendé", an "toumblak", ka ki "gwoka", "vodou","soukounyan", "bwa kayman", sa ké rèd pou antré an linivè a lapenti à Alen Fébé KAPRIS, si li menm pa envité zôt, é sèvi zôt menntô pou ay drivé an chimen a artis lasa. Pou'w ranré adan lapenti a KAPRIS, menm jan ki an poézi a Émé SÉZÈ, fo'w tini yonn dé laklé pou'w wouvè tou gwan tout lapôt pou'w pé rivé an nannan à kréyasyon a yo.
Pour qui ne sait ce qu’est un « Léwôz, un « Mendé », un « toumblak » ou un « padjanbèl », ce qu’est le « gwoka », le « vodou », le « soukounyan », le « bwa kayman », il est difficile de vouloir tenter de pénétrer l’univers pictural de l’artiste Alain Phoébé CAPRICE sans que ce dernier ne vous y invite et ne vous guide.
Dans la peinture de CAPRICE, tout comme dans la poésie d’Aimé CESAIRE, il faut être en possession de « clés », afin d’ouvrir toutes grandes les portes d’accession à leur art respectif.
For those who don't know what a "LÉWÔZ", a "MENDÉ", a "TOUMBLAK" are, what is "GWOKA, VODOU, SOUKOUNYAN, BWA KAYMAN"... it is so difficult to want get in the pictural universe of the artist Alain Phoébé CAPRICE. You have first to be invited and guided by him... In the painting of CAPRICE, so like the poétry of Aimé CESAIRE, you have to have the key for openning the door and gèt in their respective art and talent.
Para los que no saben lo que es un "Lewoz", un "Mendé", un "Toumblak", lo que es el "Gwoka",el "Vodoo", el "Soukounyan", el "Bwa kayman", es muy dificil entrar en el universo pictural del artista Alan Fébé KAPRIS, exepto si el les invita y les ayuda, como un guia. En la pintura de KAPRIS, igual como en la poésia de Aimé CESAIRE, tu tienes que detener algunas llaves par abrir grande las puertas de accesion a sus respectivos artes.
La méconnaissance de ces clés ferait que la vision des œuvres de CAPRICE, même par les « critiques d’art » les plus avertis, ne serait que jugement primaire, soit d’admiration béate, soit de dénégation pure et simple, avec pour fondement les critères occidentaux de l’esthétique.
La compréhension du travail de CAPRICE procède d’un parcours initiatique. Rien n’y est gratuit ou immédiatement accessible. L’apparente diversité de styles, de techniques, de sujets traités est étroitement liée à la diversité culturelle de ses pays, la Guadeloupe et la Martinique, ainsi que des autres pays proches tels Haïti, Cuba, Brésil, et de manière plus large l’Amérique du sud.
La peinture de CAPRICE fait fi de tous les concepts occidentaux (art contemporain, art naïf, arts conceptuels, arts premiers, arts primitifs) et autres définitions qui sous tendent les dérives Intellectuelles et financières actuelles relatives à l’Art.
CAPRICE peint ! C’est tout ! Et tant mieux si, dans le cadre de sa précédente exposition de 2007: « EMIGRATION-IMIGRATION-CIVILISATION DU MUR ET DU BARBELE » l’Homme est placé au centre du questionnement de sa place dans le monde.
Pour CAPRICE, rien ne différencie les favelas des grandes métropoles brésiliennes des maisonnettes suspendues à flanc de morne Calebasse (En Martinique) ou de Morne Lacrosse (en Guadeloupe) ; la construction d’un mur de plusieurs kilomètres entre les Etats-unis et le Mexique, ou en plein Bagdad (séparant les communautés sunnites et shiites), les barbelés et grillages de Guantanamo, s’inscrivent dans la même logique que celle des constructions de clôtures de béton autour des villas de Guadeloupe ou de Martinique.
La peinture de CAPRICE est construite en cercles concentriques avec pour centre la Guadeloupe et la Martinique, deux îles des Antilles, (où il vit et travaille), elles-mêmes englobées dans un espace plus vaste, l’Amérique du Sud. Même si cette peinture est conçue à partir d’îles, il ne s’agit nullement de peinture « exotique ». Chez CAPRICE, pas de plages idylliques, de cocotiers, de sable fin et blanc, de marchés ou de fleurs, mais des représentations du profond patrimoine culturel des îles, leurs musiques, leurs danses, leurs contes, leurs légendes, leur manière de se mouvoir dans l’espace, de rire, de pleurer, les aliénations d’un peuple dont la survie est étroitement liée à une dépendance économique forcée. Une peinture qui parle, qui parle créole, qui dénonce aussi, qui fait aimer et qui voudrait absolument créer un idéal nouveau pour l’homme antillais.
Aujourd’hui, deux ans après « CIVILISATION DU MUR ET DU BARBELÉ », CAPRICE nous présente sa nouvelle exposition de tableaux : « RESISTANCE »
Cette expo s'est tenue du 5 au 26 juin 2009 au centre culturel Remy Nainsouta de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe.
Il s’est agi pour l’auteur de mettre en exergue la destruction systématique, mais ô combien sournoise, des valeurs culturelles de nos pays (Guadeloupe, Martinique,Guyane…), par Une France « Métropolitaine » sous prétexte d’européanisation, de mondialisation et autres aliénations.
Les veillées funèbres traditionnelles au son du « bouladjèl » des jeux de « zizipan », « sové vayan »,et autres « bènaden », se font aujourd’hui dans des « salons » funéraires, tous carrelés de blanc, hyper-sophystiqués, ne pas y trop élever la voix, tandis que les carrefours mythiques de notre enfance se métamorphosent en rond-points, prétextes d’érection d’œuvres d’art contemporain monumentales. Désormais, les cochons de Noël s’engoufrent à la queue leu-leu dans les abbattoirs municipaux, tandis que cette fête traditionnelle et conviviale se transforme en dons de nitendo, vidéo, télé à écran plat de taille démesurée dans une case traditionnelle, par un PETIT PAPA NOËL » vêtu de rouge et arrivant, malgré la température moyenne des îles de 28 degrés, dans un traineau à neige tiré par des cerfs…
Résister, pour ne pas mourir culturellement. Résister, pour être tout simplement acteur dans le concert du monde, acteur à la fois unique et multiple.
Le peintre vous a présenté 47 toiles dont la grande majorité a été exécutée en noir et blanc, avec pour noms « BINO BRENNECK » « GWANBÉ BARÉ » « RÉSISTANCE DU KATCHIMEN » « RÉSISTANCE DE FEMMES » « BALYÉ » …
Pour cette expo, CAPRICE a sollicité la complicité de Monsieur Alain VALIER, artisan-fabricant autodidacte de « TANBOU » né et demeurant Petit-Canal, également couturier de profession . Cette passion de confection de « TANBOU » lui est venue il y a maintenant 6ans. Il crée tant des « KA » que des « BWAFOUYÉ » à la demande…
QUELQUES TABLEAUX EN RÉTROSPECTIVE DES EXPOSITIONS DE 2003-2004-2005-2006

MURMURE INDÉCENT

TRILOGIE

TOTEMS

DIFÉ

ISLES

SUEÑO

MAELSTROM

LES VEUVES JOYEUSES

LES LARMES DE SANG

A.D.N

UNE CERTAINE IDÉE DE DIEU

MONDIALISATION

LIMÉWO

LE DROIT AU RÊVE DE LA LIBERTÉ

VÉNÉRABLE EXOTIQUE

PALIMPSESTE

STRANGE FRUIT IN THE JUNGLE OF U.S.A